Dimanche 27 mai 2012
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15:22
Les graveurs, auteurs d'estampes d'interprétation, ont tenu un très grand rôle dans
les siècles écoulés. Ils devaient acquérir une immense connaissance de l'art des maîtres qu'ils interprétaient et une véritable science s'appliquant au choix des moyens à utiliser.
Ces artisans exemplaires étaient d'admirables serviteurs de l'art car ils reproduisaient des modèles à l'usage des élèves, des artistes, des savants et de nombreux professionnels de divers
métiers.
Tout d'abord l'estampe servit de livre aux illettrés. Plus tard, l'image illustrant un texte, puis la page du livre manuscrit orné d'enluminures et de miniatures seront gravées sur le bois.
"Philosophe en méditation" (1632) de Rembrandt
Par Aurore
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Samedi 19 mai 2012
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20:02
"Le Royaume pacifique" (1830) représente, à mes yeux, la réconciliation paradisiaque des
hommes et des animaux.
Cette toile est l'œuvre d'un peintre de l'Âge d'Or américain, Edward Hicks. Dans ce tableau tout n'est qu'infinie bonté. De jeunes enfants caressent des animaux... habituellement sauvages, l'un
des bambins grimpe sur le dos d'un lion aux yeux tendres. Chevreaux, tigres, agneaux, léopards, bœufs, ours sont assis, flancs contre flancs.
À l'arrière-plan, parlementant avec des Indiens, figure William Penn, le fondateur, à la
fin du XVIIe siècle, de la Pennsylvanie qu'il dota d'une législation bientôt devenue modèle des institutions américaines. Il fut aussi le défenseur des Indiens Peaux-Rouges. Voltaire
admirait William Penn, homme d'État et "prophète de la lumière intérieure".
"Le Royaume pacifique" (1830) d'Edward Hicks
Par Aurore
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Dimanche 13 mai 2012
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16:00
Le peintre et graveur américain James Abbott McNeill Whistler réalisa ce tableau
pendant la période où il fut influencé par l'art japonais.
Une femme, énigmatique, à demi-allongée, vêtue de soieries chatoyantes aux magnifiques contrastes de couleurs, lit près d'un paravent.
"Caprice en violet et or n° 2 : le Paravent doré" (1864) de
Whistler
À partir des années 1865-1870, Whistler peindra ses merveilleuses séries de Nocturnes.
"Nocturne en bleu et or : le
Vieux Pont de Battersea" (1872-1875) de Whistler
Par Aurore
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1
Dimanche 6 mai 2012
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16:30
François Coppée, écrivain du XIXe
siècle, auteur de comédies et de drames d'inspiration romantique, devint le chef de file du réalisme poétique.
"RUINES DU CŒUR
Mon cœur était jadis comme un palais romain,
Tout construit de granits choisis, de marbres rares,
Bientôt les passions, comme un flot de barbares,
L'envahirent, la hache ou la torche à la main.
Ce fut une ruine alors. Nul bruit humain.
Vipères et hiboux. Terrains de fleurs avares.
Partout gisaient, brisés, porphyres et carrares ;
Et les ronces avaient effacé le chemin.
Je suis resté longtemps seul, devant mon désastre.
Des midis sans soleil, des minuits sans un astre,
Passèrent, et j'ai, là, vécu d'horribles jours ;
Mais tu parus enfin, blanche dans la lumière,
Et, bravement, afin de loger nos amours,
Des débris du palais, j'ai bâti ma chaumière."
(François Coppée).
"Pastorale (jeune berger dans le paysage)" de François
Boucher
Par Aurore
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Dimanche 29 avril 2012
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15:30
À vingt-neuf ans, Camille Corot obtient enfin de son père les moyens de devenir peintre.
Nous sommes en 1827. Corot part alors pour Rome. Quatre ans plus tard, il envoie ses œuvres au Salon. Elles sont acceptées mais si mal placées qu'il est difficile de les apprécier. Il affronte
mépris et rebuffades. Il se battra pendant vingt ans avant que son art soit apprécié.
Dans la plus pure tradition des paysagistes du siècle, Corot peint à l'antique le repos des "Chevriers de Castel Gandolfo". De grands arbres envahissent le tableau sous un ciel gris argenté.
Ombres reposantes, verdures sombres parsemées de rares espaces de clarté, personnages au repos, quelques chèvres broutant, et à l'arrière-plan des montagnes gris argenté elles aussi comme l'eau
où se balancent doucement des voiliers.
La paix, le calme, la beauté de ce paysage nous font pénétrer à Castel Gandolfo, la résidence d'été du pape située à quelques kilomètres de Rome. Mais le style de Corot annonce des
bouleversements...
"Les Chevriers de Castel Gandolfo" (1866) de Camille
Corot
Par Aurore
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Dimanche 22 avril 2012
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15:48
Frédéric Bazille peint une belle jeune fille, sagement assise au pied d'un arbre du
bois de Bel-Air, dans une propriété dominant le village de Castelnau, à quelques kilomètres de Montpellier, dans l'Hérault.
La jeune fille est vêtue d'une robe de fête, en organdi. À sa taille est nouée une large ceinture orange typiquement méridionale. Un ruban rouge retient ses cheveux. Posée, sereine, quelques
fleurs des champs dans les mains, elle regarde de ses grands yeux noirs attentifs le peintre.
"La Vue de village : Castelnau" (1868) est une composition en "étages" : au loin, le
village assoupi sous un soleil éclatant, le ciel, les buissons ombragés par l'arbre, et la jeune fille placée dans "une ombre claire".
Ce portrait révèle beaucoup de tendresse et d'émotion.
"La Vue de village : Castelnau" (1868)
de Frédéric Bazille
Par Aurore
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Dimanche 15 avril 2012
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15:11
Gustave Moreau a conçu une de ses œuvres, mélange du sacré et du profane, "La Vie de
l'Humanité" (1879-1886) comme un polyptique composé de neuf panneaux sur bois, sur trois rangs, et d'un frontispice en demi-cercle.
Il s'inspira des "Travaux et les Jours" du poète Hésiode (VIIIe siècle av. J.-C.) et de la tradition biblique. Les trois panneaux supérieurs sont dédiés à l'âge d'or, personnifié par
Adam. Ils représentent l'enfance et sa pureté. Les trois panneaux suivants sont consacrés à l'âge d'argent : la jeunesse incarnée par Orphée, la jeunesse avec ses idéaux poétiques et douloureux.
Les panneaux du bas concernent l'âge de fer, avec Caïn. C'est la maturité avec ses souffrances et enfin la mort.
"L'âge d'or, l'âge d'argent, l'âge de fer. J'ai symbolisé", disait Gustave Moreau, "ces différents âges en les divisant chacun en des compositions représentant les trois phases du jour : le
matin, le midi, le soir."
Ce polyptique est au Musée Gustave Moreau, à Paris.
(Bibliographie : "Symbolisme" de Pierre-Louis Mathieu. Éditions d'Art Albert Skira, Genève).
"La Vie de
l'Humanité" (1879-1886) de Gustave Moreau
Par Aurore
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Dimanche 1 avril 2012
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/2012
16:16
Max Ernst, un peintre allemand, naturalisé américain, puis français, séduit par une
mythologie n'appartenant qu'à lui. La dimension cosmique de son œuvre est attirante. Il peint souvent la nature, la forêt, l'oiseau, la lune. Il est secret et taquin. Son autobiographie ne
porte-t-elle pas le sous-titre : "Tissu de vérité et tissu de mensonges" ?
Max Ernst poursuit des études de lettres à l'université de Bonn et s'intéresse à l'histoire de l'art, à la psychologie, à la psychiatrie.
Le tableau "L'œil du silence", réalisé en 1943-44, m'attire et m'effraye à la fois par ses volumes inquiétants dominant une femme, dans un coin... minuscule.
"L'œil du silence" (1943-44) de Max Ernst
Par Aurore
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